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Mon augmentation mammaire pas à pas : de l’angoisse au ravissement !

Patient: Mar1089

Le traitement vaut la peine

Notifié par Mar1089. 92% des patients estiment que cela en vaut la peine.

7 janv. 2026 · Actualisation : 7 janv. 2026

Si vous avez des angoisses (des bonnes hein, des vraies !) avant votre augmentation mammaire :) Je suis passée de rien à un 85 B… c’est petit, n’est-ce pas ? Et, malgré cela, j’ai tellement, mais tellement flippé.

Nota : dans la vie en général, je passe plutôt pour la meuf qui n’a pas peur, j’aime les sensations fortes et je me suis toujours interdit de pleurer devant, genre, un prof ou un boss. Je me suis faite opérer plusieurs fois (ligament croisé, appendicite et autres) et j’en avais rien à cirer de me faire opérer, c’était pas un choix, il fallait le faire point barre et c’était pour la bonne cause). Mais là… j’ai « un peu » perdu pied.

Chir : Benjamin Sarfati

Coût :

consultation : 100 €

consultation anesthésiste : 90 €

pansement spécial Mépiform : 59 € (non remboursé)

frais chirurgien : 5.020 € (dont 1.200 € de prothèses JOY et 700 € de laser Urgo Touch)

frais globaux clinique Ambroise Paré : 1.400 €

taxis : (perso, y’avait de la neige à l’aller et au retour, j’allais pas risquer de me casser un os (ou une prothèse au retour 😬) en étant à pied) : 30 € environ

brassière de contention (non remboursée mais finalement non utilisée donc j’ai pu la ramener) : 70 €

Total : 6.700 €

AVANT : Plate depuis l’adolescence (un petit 85 A), je m’étais promis que si mes grossesses vidaient le peu que j’avais, je me ferais refaire les seins.

De fait, l’allaitement de mon 2e a définitivement anéanti ma poitrine. Celle-ci est passée de « très peu » à « rien ».

Encore pire : j’ai des tétons de l’espace. Alors je confirme que pour allaiter, ça a été l’autoroute mais, niveau esthétisme, on repassera.

Enfin, svelte (54 kg pour 1,63 m) et musclée, je me suis retrouvée sèche et noueuse.

J’ai donc surnommé ma poitrine « le Désert de Gobi » (personne n’a envie d’y aller) et ai décidé que 38 ans, c’était trop tôt pour se sentir aussi moche et qu’il fallait qu’un mec (ou une femme) super fort.e remédie à tous ces légers défauts. Je veux pas des gros seins, je veux des seins, déjà, juste des seins et JOLIS. Or, ça fait des années que je lorgne les « avant / après » et, en la matière, perso, j’ai pas trouvé plus jolis (selon mes goûts) et diversifiés que ceux du Dr Sarfati, qui m’a l’air d’être une pointure et dont tous les commentaires saluent la gentillesse.

RDV avec le Dr Sarfati avant l’opération : Le chir m’a fait essayer, dans une brassière, des faux seins en silicone. L’idée est la suivante : il vous recommande une taille en fonction de l’existant et de votre morphologie. Vous avez droit à « une taille au-dessus ou une taille au-dessous ». Plus serait trop pour un rendu naturel (dans ce cas, allez vous faire opérer ailleurs), moins ne serait pas joli.

J’aime le principe, je valide.

Problème : je suis tellement sidérée par l’image de moi avec des seins que je demande la taille en dessous et réclame celle encore en dessous.

Je demande une date d’opération, on la fixe à moins de 2 mois plus tard (je suis déter et ça fait 10 ans que j’y pense. Je vis en province et je fais l’A/R spécialement pour tout ça : on ne va pas lambiner).

Cependant, il ne faut pas négliger l’aspect psychologiquement lourd de tout ça, donc, mon conseil : prenez le temps et visez d’avoir au moins 2 RDV : entre les 2 se poseront vos questions, vos doutes et vos inquiétudes et vous serez contente qu’on vous y réponde en face… et décider calmement de la taille de vos nouveaux seins ;)

Finalement, je reviendrai quelques semaines plus tard pour un nouvel essai des « faux seins », seule (sans voir le chirurgien), et je valide la taille préconisée par le Dr Sarfati (taille 4) sans savoir à quels cc ça correspond (de fait : on ne peut PAS savoir à l’avance et les cc n’ont finalement pas grand-chose à voir avec la taille finale. C’est contre-intuitif mais c’est la réalité, cf. infra). Ça me semble être un bonnet B bien rempli.

Entre-temps, un dossier est envoyé à la sécu pour prise en charge d’une partie du montant de l’opération. Celle-ci sera refusée après RDV avec le médecin-conseil. Je crois que je n’étais pas assez atteinte psychologiquement par mon absence de poitrine !

Je choisis les prothèses Joy (plus naturelles au toucher que les standards semble-t-il, j’avoue que ça ne m’a pas marquée en les tripotant sur le bureau mais, quitte à passer 15 ans avec, j’investis dans la qualité ;) soit + 1.200 €.

À 3.000 balles le tout petit nibard, ils ont intérêt à être de compèt !

Je prends aussi l’option laser Urgo Touch qui permet d’améliorer les cicatrices, soit + 700 €.

Le RDV anesthésiste en visio : Non prévu dans le devis de base. 90 € en plus pour ma part. Rapide.

Entre-temps : les doutes et la peur Je me pose mille questions, je doute, je flippe. J’ai peur du résultat très fake. Je lis des forums, je vois des photos, je n’aime pas tout ce que je vois, loin de là. J’ai 2 enfants en bas âge (2 et 3,5 ans), très vissés à leur maman : qu’est-ce que ça va être de ne pas pouvoir les porter pendant presque 15 jours ? Comment vais-je vivre le retour en train chez moi ? Est-ce que je vais pouvoir porter mon sac, aussi léger soit-il ? Et cette douleur infernale dont parlent certaines… Quand même : s’imposer ce traitement… tout ça parce qu’on ne sait pas s’accepter comme on est. Et tout cet argent dépensé !! Des fortunes… Je ferais mieux d’emmener tout mon petit monde en voyage avec, non ? (Spoil : non !! ;) )

Et si je mourais et que je laissais mes garçons seuls (oui oui, c’est allé loin… à chacun son histoire et ses traumas et le bagage qui va avec ! C’est un témoignage pour que certaines qui en auraient besoin se sentent moins isolées et se rassurent 😂) ou tout simplement : s’il y a de graves complications ? Ma belle-sœur a été avocate en droit de la responsabilité médicale, côté assureur : elle a vu un paquet de trucs moches (dans tous les sens du terme). Elle s’abstient de m’en parler, elle est soutenante mais, par elle, je sais ce que je risque (tout en ayant l’impression de faire ********-bretelle en choisissant un des meilleurs chirs de la place qui m’opérera dans une clinique ultra chicos (les sols sont en marbre rose, elle est pas belle, la vie ?))

Bref, ça tourne sévèrement dans ma tête. Ça me colle des insomnies.

Heureusement, une amie qui est passée par là me redonne la motivation. Elle est si heureuse d’avoir sa poitrine. Toute sa féminité en a été changée. Sa posture. Sa confiance en elle. Ça a relancé sa sexualité… et je réalise qu’elle a été très soutenue dans son couple, ce qui n’est pas mon cas.

Je me remotive. J’y pense énormément, je ne suis pas sereine MAIS : je suis déterminée.

Dernier tour à la piscine : je m’imagine dans mon maillot avec mes nouveaux seins, mamma mia, je vais être gorgeous !

Si seulement on pouvait claquer des doigts et BIM ! De beaux nichons 😄

… faut pas rêver. C’est parti pour l’opération.

J-2 : je vois tout en noir, j’envisage le pire : un problème pendant l’opération, une complication ensuite… une paralysie. Bref. Des choses très irrationnelles (bien que le risque zéro n’existe pas et que, de fait, des problèmes peuvent survenir, le risque me paraît dans l’absolu tout à fait modéré). Mon compagnon ne m’aide pas en nous faisant écouter « Tu sortiras les pieds devant » de Brassens ou une marche funèbre, c’est de l’humour noir mais pas vraiment ce dont j’ai besoin sur le moment. Bref. Dans le train, j’écoute ce podcast qui m’aide vraiment bien :

J-1 J’ai passé la veille dans le train à stresser. Soirée avec ma famille qui vit à Paris, ouf, ce qu’on a ri, ça m’a changé les idées.

Je dors 3 h max la nuit. Je suis en PLS, pas bien psychologiquement.

Jour J Convoquée à 6 h 30

J’opte pour un taxi.

Je me sens mal, mais mal. C’est fou quand même, c’est mon choix, je l’ai voulu, je sais que je vais y aller et le faire mais j’en ai autant envie que de m’enfoncer une aiguille à tricoter dans l’oreille.

Et là, une fois les admissions passées, le Dr Sarfati vient me chercher en personne dans la dernière salle d’attente (ce qui est super appréciable !!). Je lui dis à quel point je suis stressée, il me répond, gentil, souriant, calme : « Ah ? Moi, pas du tout ! » Ça fait un bien fou 😄 Il fait les dessins. M’explique que les prothèses seront véritablement choisies notamment en fonction de ma morphologie qu’il découvrira pendant l’opération. Déjà, il a constaté que j’ai un sein large, etc. Je lui demande combien de cc il a prévu : « entre 180 et 220 ». Ok, ça me paraît même petit mais nickel. Après tout, je m’en remets à ses recommandations.

Je me change, la mort dans l’âme. Psychologiquement, je suis très « basse ».

Le docteur Sarfati m’adresse un signe d’encouragement dans le couloir pendant que j’attends d’être emmenée au bloc, ça me fait du bien.

L’infirmière qui vient me chercher me passe le bras autour des épaules, je lui en suis très reconnaissante.

J’ai les larmes aux yeux dans le bloc. Un stress pas possible !!!!!! Le changement, la douleur au réveil, le charcutage, est-ce que je vais me plaire… ça tourne, ça tourne. Je pense à mes garçons, j’ai peuuuur.

Bref : soyons clairs : je suis totalement irrationnelle… je perds pied.

L’équipe est adorable. Ils me parlent d’autre chose, essaient de me détendre. Je vois leur sourire dans les yeux, je leur suis très reconnaissante de toute cette gentillesse. Je les préviens qu’à la dernière anesthésie que j’ai subie, le réveil a été atroce : tremblements irrépressibles, sensation d’oppression et pleurs (celles d’avant, non… peut-être était-ce dû au produit choisi, bref).

L’infirmière anesthésiste me glisse au passage que, pour une éventuelle prochaine fois, il serait intéressant de prévoir de l’hypnose ou de l’auto-hypnose, à bon entendeur mesdames !

Petits picotements de l’anesthésie… je m’« endors ». C’est parti.

Réveil : Merveilleux. Je sors tout doucement de ce petit sommeil artificiel, j’ai bien chaud, j’ai l’impression d’avoir fait une grosse sieste et, bien mieux : je souris. Je suis bien. Cet anesthésiste est un génie ! Je sens ma poitrine compressée mais j’étais prévenue (merci les forums :). Pas de douleur à ce moment-là.

Passage du Dr Sarfati en salle de réveil : Tout s’est super bien passé. Au revoir ! Moi : « mais Dr, vous avez mis combien de cc ? » Réponse : « 270 cc, projection mini ». Aaarghhh « 270 ?? mais c’est énorme ! » Lui, calme, souriant : « mais non, ne vous faites pas de nœud au cerveau, vraiment. Je vous assure, oubliez les cc ». La pression redescend et j’apprécie, une fois encore, sa patience et sa gentillesse.

Un peu d’attente et de surveillance en chambre, rhabillage et collation.

J’ai prévu une chemise à boutons et un pull à boutons. Scoop : prévoyez aussi un pantalon qui se ferme facilement. Le mien est serré à la taille et rien que de forcer sur le bouton, je le sens passer. Prenez un jogging (mais si, là, c’est autorisé ;) ).

Ça commence à tirer plus sévèrement. Avant de partir, j’avale un des antalgiques prescrits.

Admise à 6 h 30, je suis repartie à 11 h 30. Incroyable !!!!

Je rentre en taxi, les suspensions du taxi sont nazes ou c’est moi ?? (C’est moi.)

Rentrée à la maison chez mon frère, je suis allongée avec de gros coussins, tout ça est largement supportable pour le moment.

Le soir, la douleur monte d’un (dix ?) cran. Mon sein gauche, ça va mais j’ai un énorme œdème sur le sein droit qui me fait un mal de chien. Je commence à avoir la nausée, je pense que c’est à cause des antidouleurs. J’ai réussi à dîner en famille, on rit encore beaucoup, je raconte l’intervention en en faisant des caisses, ça me détend, mais là, je sens que je rentre dans le dur. Je file au lit.

Je prends une photo de mon décolleté avant de me mettre en pyjama : à moi les robes d’époque ! Il est tout bombé, je sais qu’il ne restera pas comme ça et ça me fait sourire de le voir ainsi.

Mettre le pyjama est une petite épreuve en soi : prenez-en un avec des boutons qui s’ouvrent devant ! Ça passe. Le t-shirt, à mon avis, moins.

La nuit est difficile mais là encore, j’avais lu des forums : c’est normal. Perso, c’est l’œdème de mon sein droit qui me fait très mal et ça me « tire » dans le dos (je l’avais lu aussi). Je laisse le temps s’écouler entre réveils et sommeil. J’arrive à dormir quasi allongée sur le dos. J’alterne les deux antidouleurs toutes les 3 heures. Je lis. Je dors. Moralement, ça va déjà beaucoup mieux ! Au dîner, nous avions parlé avec ma nièce de 15 ans de son recollement d’oreilles au collège. Ça me surprend d’apprendre qu’elle avait été également très stressée avant l’opération, à l’idée de ne pas se plaire après, en se disant qu’elle aimait aussi quelque part ses oreilles qui faisaient partie d’elle et de sa personnalité. Aujourd’hui, d’une beauté remarquable d’ailleurs, elle ne regrette rien.

J+1 : je découvre mes seins. Très hauts, gonflés, je sais que les prothèses vont descendre et prendre leur place. Ils seront de petits mais très jolis seins, je pense, exactement comme je le souhaitais. Je retrouve mon buste de jeune fille, en mieux, et franchement, c’était ce que je voulais ! Je suis sereine, tranquille quant au résultat final. Toute mon angoisse a disparu.

La douleur diminue déjà. L’œdème a bien dégonflé.

J’espère que ce témoignage plus que détaillé en aura aidé certaines. Je crois que la peur et ou le stress font partie du processus à un moment ou à un autre, mais je suppose que les niveaux que j’ai atteints ne sont pas si courants.

Si ça vous arrive : Keep calm, si vous en êtes là et que vous y allez quand même, c’est que vous en ressentez fondamentalement le besoin. Votre chir est un as, c’est pour ça que vous l’avez choisi. Et tout ce qu’on dit est vrai : ce nouveau corps, quel délice !

Conseils :

tout budgétiser dans le détail

prévoir :

des hauts à boutons (chemisier et gilet)

un pantalon facile à enfiler et à fermer

un pyjama idem haut et bas (l’enfer, on ne peut pas lever les bras hein)

des coussins dans le lit

lecture, podcasts, séries

et vraiment, ne pas imaginer travailler pendant quelques jours au moins

et bien sûr… un accompagnement psychologique adapté si besoin, à commencer par sa famille proche et ses supers amies. Leur soutien m’a été infiniment précieux. Et un psy si vous traversez les mêmes états que moi, si possible !

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Commentaires (2)

Coucou, et bien !! J'ai été happée par la narration des tes aventures !
Du repos et encore du repos ces prochains jours pour te remettre de tes émotions.
Répondre
Bonjour Hélène,
Merci pour ce très gentil commentaire. Je m’emploie activement au repos 😄
Répondre

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