L’importance du diagnostic pour guérir la calvitie précoce

L’importance du diagnostic pour guérir la calvitie précoce
Elodie Fiquet
Elodie Fiquet
Personal trainer avec une formation en Sciences de la Communication. Depuis deux ans, elle combine ses deux professions en écrivant des articles sur la santé et la nutrition.
Création : 27 janv. 2016 · Actualisation : 16 juil. 2019

Perdre ses cheveux lorsqu'on est encore jeune est un problème esthétique que connaissent de nombreux hommes, et chaque jour un plus grand nombre de femmes.

Les causes de cette alopécie précoce sont multiples : alimentation, conditions environnementales, hérédité génétique et stress. La réaction des patients face à leur chute de cheveux n'est pas toujours la plus adaptée.

Le Docteur Mauro Conti du centre Hair Clinic, un institut spécialisé dans les traitements anti-calvitie, nous explique les erreurs les plus fréquemment commises et les stratégies à mettre en place pour combattre la chute de cheveux.

Que faire quand on se rend compte qu'on commence à perdre des cheveux ?

Première erreur : ignorer la situation

Les problèmes de calvitie peuvent dans la plupart des cas être résolus en faisant attention à notre corps et en lui fournissant les nutriments qui lui font défaut, tout comme en utilisant des techniques de médecine régénérative. C'est pourquoi il est primordial de mettre en évidence au plus tôt les causes de son alopécie.

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Deuxième erreur : avoir tout de suite recours aux implants capillaires

Il est toujours inquiétant pour une personne jeune de se rendre compte qu'elle perd ses cheveux. C'est pourquoi certaines d'entre elles se tournent immédiatement vers les implants. Cependant, cette technique n'est pas adaptée pour des personnes de cet âge. En effet, à pratiquer trop vite et trop fréquemment cette méthode, les dégâts que peut entraîner la greffe de cheveux pourraient s'avérer supérieurs aux bienfaits. Le risque est aussi que le cuir chevelu devienne petit à petit plus fibreux et qu'il soit nécessaire de réaliser de nouveaux implants à long terme.

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Troisième erreur : se contenter d'une thérapie pharmaceutique

Les traitements à base de médicaments peuvent dans certains cas être nécessaires. Pour autant, ils ont tendance à provoquer des effets secondaires. On recense deux types de molécules pouvant être prescrites pour empêcher la chute de cheveux :

  • Le Minoxidil : il s'agit d'un vaso-dilatateur qui aide à augmenter la convergence de sang dans les cheveux. Il peut cependant provoquer des chutes brutales de la tension artérielle, entraînant des malaises ou des évanouissements épisodiques.
  • Le Finastéride : ce médicament agit contre la testostérone et s'avère utile dans le cadre d'alopécies androgénétiques, certaines zones des cheveux étant particulièrement sensibles aux doses d'hormones masculines. Une consommation régulière de ce produit peut cependant provoquer des troubles sexuels, comme la diminution de la libido ou des dysfonctionnements érectiles.

Que faire en cas de chute de cheveux avérée ?

La meilleure option pour freiner les premiers symptômes de la calvitie est d'établir un diagnostic précis qui permettra d'identifier la cause principale de la chute de cheveux, et ainsi déterminer le plan d'action à mettre en place pour éliminer les éléments nocifs contribuant à l'alopécie du patient.

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Pour une évaluation complète, il convient de réaliser trois tests :

  • Le test génétique : un prélèvement de salive permet d'obtenir un échantillon d'ADN grâce auquel il est possible de vérifier si la calvitie est d'origine génétique
  • Le test hormonal :il permet de mesurer le taux d'hormones, souvent impliqué dans la chute de cheveux
  • Le profil lipidique :le cheveu survit grâce à l'oxygène et aux nutriments transportés dans le sang, un mélange de composants liquides et cellulaires. Si l'élément liquide est malsain et intoxique les globules rouges, le cuir chevelu peut donc lui aussi en être affecté. De la même manière, si les lipides des membranes cellulaires des globules rouges sont altérés, les cellules capillaires peuvent être contaminées. En prélevant un échantillon de sang, on peut analyser l'état de la membrane cellulaire des cheveux sans avoir recours à une biopsie. Il est ainsi possible de décider de démarrer une thérapie nutraceutique pour corriger l'intoxication sanguine et améliorer la santé du cheveu

Ces trois tests permettent au médecin d'avoir en main toutes les informations nécessaires à la réalisation d'un diagnostic complet. Ils aident à comprendre s'il est nécessaire de mettre en place un traitement nutraceutique avec vitamines pour restaurer l'équilibre et la croissance du cheveu, ou si au contraire il est préférable de débuter une thérapie régénérative à base de cellules mères.

Grâce aux résultats obtenus il est possible de déterminer la cause principale de la calvitie et la thérapie la plus adaptée pour la régénération capillaire. Cela permet également d'éviter de mauvaises pratiques pouvant avoir des conséquences néfastes dans le futur.

Si vous vous trouvez face à un problème de chute de cheveux important, n'hésitez pas à consulter un spécialiste de l'alopécie pour établir un diagnostic de votre état de santé.

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